Quand les « safe space » sont interdits aux victimes

Une certaine frange de la gauche veut protéger toutes les minorités à tout prix. Excepté celles qu’elles n’aiment pas.


Aujourd’hui, il y a 10 fois plus de pédophiles dans l’église catholique que la normale. Et aujourd’hui, c’est bien plus facile d’affirmer qu’un prêtre est un pédo et l’envoyer en prison. Il y a 50 ans, au Québec, tu disais à tes parents que tu avais été agressé sexuellement par ton prêtre, et tu te faisais battre par-dessus, parce que « t’avais pas le droit de dire ça ». Alors imaginez combien il y en avait, de prêtres pédophiles immunisés de tout, il y a 50 ans. Mais quand quelqu’un de l’âge de vos parents vous dit que le quart de sa famille s’est fait violer par des prêtres, ou quand on vous dit qu’un membre de votre famille a du être jeté dans un orphelinat parce que vos grand-parents ont commis « l’impensable crime » de baiser avant le mariage, ou quand vous recommandez le film « Le Peuple Invisible », on vous répond « ok boomer ».


Démons


Si vous avez, comme moi, été traumatisés par des histoires de démons dans votre jeunesse (parce que le cours d’ECR ne vous l’a pas dit, mais croire que des êtres supérieurs à l’homme ont le pouvoir absolu de vous contrôler comme une marionnette pour ensuite, après votre mort, vous faire souffrir une douleur infinie pour l’infini, ça peut avoir des répercussions négatives sur le cerveau en formation d’un enfant), il se peut que vous en ayez eu assez du sensationnalisme des textes sacrés et de leurs sbires et que vous soyez, au minimum, athées, et au mieux, anti-religions.


Il est où mon Safe Space?


Disons que vous êtes une minorité, victime du système, victime d’une, ou même plusieurs, théocraties, minorité qui a été, et est peut-être encore aujourd’hui traumatisée par des choses qui, jusqu’à preuve du contraire, n’existent pas. « Il est où mon Safe Space? », il n’existe pas. Critiquez les religions, ces chimères fantasques qui ont violées votre cerveau, dans le but de guérir vos syndromes post-traumatiques, et vous allez vous faire battre par-dessus par après. Parce que les antifas et les « inclusifs » sont les prêtres pédophiles de 2020. Dans leur « safe space », pas de place pour les victimes des religions. Ça voudrait dire avoir le droit de blasphémer, et bien sûr, ce serait une « micro-agression » envers leurs amis imaginaires, et ça, c’est bien pire que les milliers de morts que les religions provoquent chaque année, hein?


Non. Et c’est pour ça que le monde a cruellement besoin d’un « safe space » pour se protéger des religieux et des personnes qui les défendent.


Vouloir tuer les religions est, et sera toujours, préférable à agresser des gens au nom des religions.


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Opinion: Hausse de la « religiose » au Québec?


Le 14 Septembre 2012, j’écrivais un texte cynique appelé « Septembre 2020« . Un extrait:

Depuis quelques mois, on se plaint maintenant des engorgements dans les sanatorium. Semble-t-il que certaines personnes sont moins saintes que d’autres, et les entités surnaturelles les punissent de cette façon. Les athées, qui sont tous en prison, vocifèrent hystériquement en prétextant que la montée fulgurante des problèmes mentaux est causée par toutes les contradictions auxquelles notre esprit doit se conformer pour s’adapter aux commandements de ces milliers de religions, ainsi qu’à notre capacité « perdue » d’affirmer l’inexistence de l’invisible. Heureusement qu’ils n’ont pas le droit de créer une religion pour enseigner cela. Dans les faits, ces prisonniers, comme les patients de sanatorium, sont victimes de châtiments divins et invisibles par des êtres divins et invisibles.


Dernièrement, je disais aussi que « les psychiatres ont tort de ne pas mettre sur un pied d’égalité la psychose, la névrose, et la « religiose« .


Théologies toxiques


À Sherbrooke, en automne 2008, il y avait seulement trois étudiants inscrits pour une session en théologie.


En 2016, le nombre d’étudiants la Faculté de théologie de l’Université Laval a augmenté de 11,5 %, passant de 409 en automne 2014 à 456 en automne 2015. Pour les sessions d’hiver, de 2015 à 2016, une croissance de 13,6 %: Ils sont passés de 405 à 460 étudiants en un an. « La plus forte hausse toutes Facultés confondues à l’Université Laval ».


Dernièrement, un documentaire de Radio-Canada, que je ne retrouve malheureusement pas, disait qu’il n’avait même plus de place dans les classes de théologie, au Québec. Un renouveau du religieux.


Août 2019:

Soins palliatifs ou psychiatriques, cancérologie, CHSLD… Des patients fragiles sont approchés par des individus aux « théologies toxiques », qui se faufilent à leur chevet pour leur parler du démon ou de guérison miraculeuse. (…) Les intervenants spirituels montréalais disent avoir vu toutes sortes de groupes extérieurs tenter d’avoir accès aux malades : chrétiens, juifs, musulmans, ésotériques, etc. « Toutes les religions et dénominations ont des factions plus fondamentalistes avec des interprétations théologiques toxiques »,expose Pierre Alexandre Richard. (…) Pour les groupes ayant des croyances charismatiques, les gens qui ont des problèmes de santé mentale sont sous l’emprise de forces démoniaques et il faut les délivrer. Imaginez l’impact sur les gens qui entendent déjà des voix… Ce sont des proies faciles. -André Gagné, professeur au département d’études théologiques de l’Université Concordia


Et ce soir, j’entends qu’entre 2014 et 2018, le nombre d’agressions signalées a augmenté de 40% dans les hôpitaux psychiatriques et les centres de désintoxication.


Fin Janvier 2020: À l’hôpital Douglas, par exemple, le taux d’occupation des civières dépasse 200 % depuis au moins une semaine. Un pic à 300 % a même été enregistré lundi, en fin de journée.


Est-ce que tout est relié? Faisons comme les croyants: Laissons ça au « bénéfice du doute ».