La Bombe, l’autobiographie de Maxime Fiset, pour Maxime Fiset.

Pourquoi le documentaire s’appelle « La Bombe » ? Ça ne parle pas du FLQ. Ça ne parle pas des musulmans qui se font exploser. Le lien se faisait tout seul, pourtant. Mais il n’a jamais été fait. Ça s’appelle « La Bombe » parce que la moitié du documentaire raconte l’histoire de Maxime Fiset, de « Je suis devenu néo-nazi parce que quelqu’un m’a donné Mein Kampf et que je manquais de confiance en moi » (et de cervelle, évidemment), jusqu’à « je savais comment faire une bombe et je voulais la faire sauter« . Et Maxime Fiset fait un lien avec Alexandre Bissonnette, parce que « il s’est vu en lui« . Ça s’appelle « La Bombe » parce que c’est l’autobiographie de Maxime Fiset, par Maxime Fiset, pour Maxime Fiset, par et pour « son » centre de prévention, avec une belle publicité (le lien vers leur site web), à la fin du documentaire. Point final. Possible qu’ils manquaient de job et avaient peur de perdre leurs subventions… Chose sûre, si vous vouliez en apprendre sur les « mouvements radicaux québécois », sur « la montée flagrante de l’extrême-droite au Québec », ce documentaire ne vous apprendra rien, vous allez perdre votre temps.


Dans ce « documentaire », personne ne mentionne ce qu’Alexandre Bissonnette était vraiment. La page Facebook de Bissonnette ayant mystérieusement disparue quelques heures après sa mort. Mais des archives prouvent que Alexandre Bissonnette était un terroriste religieux chrétien, de la même catégorie, de la même mentalité, que les islamistes. Une simple recherche sur internet le prouve. Mais cette recherche, les « recherchistes » de « La Bombe » ne l’ont pas fait.


Maxime Fiset, en tant que néo-nazi, avait dit à une radio, en 2007, « On voudrait que les immigrants soient blancs et soient de notre culture sinon on en veut pas » (!). Il prétend que les discours de La Meute, Storm Alliance et même de la CAQ ressemblent à ça (mais sans jamais prouver que quiconque de ces gens disent ces insanités, évidemment). Il prétend que « l’extrême-droite » a GAGNÉE parce qu’on a PARLÉ d’immigration durant les élections, et que « l’extrême-droite a aimée ça ». (…) Je suis sans mots. Pour info, Adolf Hitler voulait bannir la cigarette: Une question de pureté de race. Donc il a créé le plus grand mouvement antitabac dans le monde durant les années 1930. J’en déduis donc que Fiset croit que les partis récemment au pouvoir au Québec qui ont, exactement comme Adolf Hitler, interdits aux gens de fumer dans les endroits publics et interdits les publicités de tabac sont tous hitlériens?… Franchement. J’sais pas pour vous, mais si quelqu’un d’extrême-droite mange du spaghetti, j’en ai rien à foutre de lui, j’arrêterai pas d’en manger pour autant, et je ne ferai certainement pas un documentaire là-dessus. Mais Maxime Fiset, lui, prétend littéralement que PARLER d’immigration, même pour un parti politique, est une victoire de l’extrême droite. C’est de la pure folie. Pire encore: À bien y penser, c’est son seul et unique argument sur la « montée » de l’extrême-droite au Québec. Et il est fallacieux.


Sa fameuse phrase.


Sa phrase de 2007 (je re-copies: « On voudrait que les immigrants soient blancs et soient de notre culture sinon on en veut pas« ), selon lui, « est passée dans le beurre dans ce temps-là, ce ne serait pas le cas aujourd’hui« . Premièrement, il est très difficile voire impossible de croire qu’il ait pu dire ça sans problèmes, à moins que ça ait été dit à une radio de village. C’est à se demander si cette phrase a été inventée pour le « documentaire ». Deuxièmement, plus tard dans le documentaire, l’ancien porte-parole de Storm Alliance dit « il y a 10 ans, notre discours aurait passé dans le beurre, j’comprends pas pourquoi c’est différent aujourd’hui« . Et Maxime Fiset fait un lien et recommence à avoir peur et à confondre tout nationalisme inoffensif et toute protection des frontières pour la sécurité des citoyens (le réel enjeu d’aujourd’hui) avec sa phrase d’extrême-droite de 2007, et revoilà la peur que quelqu’un, quelque part, qui commet l’irréparable erreur de parler d’actualité, soit effectivement un anti-immigration, qui déteste effectivement tout ce qui n’est pas blanc ou de culture Québécoise (peu importe ce que c’est réellement, une culture Québécoise), et voudrait effectivement, éventuellement, quelque part, faire sauter une bombe — Et Fiset veut partager sa peur en disant aux gens que s’ils joignent La Meute, Storm Alliance, etc., « ils ne savent pas dans quoi ils s’embarquent »… Hey, ça se peut qu’il y ait des extrémistes dans les réunions Tupperware de ta grand-mère aussi, t’as jamais pensé à ça, sais-tu vraiment dans quoi elle s’est embarquée?!


Je vous rappelle que c’est le même Maxime Fiset qui traitait Sophie Durocher de « Sophisme Durocher » et l’accusait de faire des « hommes de paille » en entrevue à la radio la semaine passée.


Vous vouliez en apprendre sur le Québec, avec ce « documentaire » qui n’avait pas plus d’information dedans qu’un roman savon? Voici des infos.


Le dernier « raciste » qui est « passé dans le beurre » au Québec, pour une raison qui m’est inconnue, ce n’est pas Maxime Fiset. C’est Adrien Arcand. Et c’est une histoire qui est étrange à lire aujourd’hui. Et ça fait plus de 50 ans qu’il est mort. Sinon, je pense à l’affaire Michaud, en 2000. Yves Michaud a eu droit à une motion de blâme « adoptée à l’unanimité et sans débat » par l’Assemblée nationale du Québec, qui l’empêcha de devenir ministre. Mais la phrase de Fiset, qui est la définition même du racisme et de la xénophobie, serait « passée dans le beurre » en 2007? Laissez-moi en douter.


La dernière bombe qui a explosée au nom du nationalisme, au Québec, date des années 60, du temps du FLQ (que ce soit la GRC qui ait fait sauter la dernière en prétendant que ce soit l’oeuvre du FLQ, comme ils l’ont déjà faits, ou le FLQ lui-même, je ne sais plus).


Dans les 5 dernières années, partout dans le monde, on a eu droit à des bombes à Charlie Hebdo, au Bataclan, à Orlando, au spectacle de Ariana Grande, etc… et au moins 15 Québécois sont devenus des djihadistes et sont partis combattre en Syrie, et ont tué un nombre inconnu de personnes, en faisant sauter un nombre inconnu de bombes. PAS UN MOT là-dessus dans « La Bombe ». Alors ceux qui défendent l’islam — un texte sacré qui appelle, littéralement, de multiples fois, à la violence envers les non-croyants (comme toutes les religions majoritaires aujourd’hui… comment pensez-vous que ces conneries sont devenues populaires), et qui vénère un prophète qui a tué des centaines de personnes — ceux qui défendent l’ouverture des frontières en combattant littéralement toute personne qui veut en débattre, incluant Maxime Fiset qui amalgame littéralement « parler d’immigration (même pour un parti politique) », et « victoire de l’extrême-droite », savez-vous réellement dans quoi vous vous embarquez?


Mais non, quelqu’un a fait un salut avec la main droite, et un autre a dit que les noirs c’était des minorités, et pas « tous les Québécois », et la peur qu’ils fassent éventuellement sauter une bombe, c’est bien pire que des tueurs en série religieux qui font déjà sauter de vraies bombes, et qui manipulent des Québécois dans le but de les rendre comme eux pour multiplier les massacres, ça, hein… Mais les bombes n’explosent pas au Québec, donc Maxime Fiset s’en fout.


(Ah, et il n’y a aucune mention de même Adil Charkaoui dans ce documentaire, non plus. Étrange, n’est-ce pas? Il ne fait pas peur à Fiset, lui?)


En résumé


« La Bombe« , c’est un documentaire d’un ex-néonazi qui a peur que les Québécois sceptiques à propos de l’immigration deviennent aussi radicaux que certains musulmans qui peuvent entrer au Québec facilement parce que les frontières sont ouvertes, pendant que le centre de prévention de la radicalisation fait sans aucun scrupule, et le plus sérieusement du monde, la promotion de l’ouverture de ces frontières… Non, la promotion de l’interdiction même de PARLER d’immigration, parce que si on PARLE d’immigration, « l’extrême-droite gagne ». En sachant très bien que s’il aurait un « Centre de prévention de la radicalisation » au Moyen-Orient, il exploserait rapidement, dans tous les sens du terme. Oh, en passant, le centre de Fiset accueille aussi les musulmans pour les empêcher de se radicaliser… Mais, curieusement, on en parle juste pendant cinq secondes dans le documentaire. Cela dit, difficile d’en parler, parce qu’ils n’ont rien fait pour empêcher ces 15 djihadistes de partir en Syrie, entre autres.


« La Bombe« , ça commence en disant que le « Centre de prévention contre la radicalisation » prépare « une étude sur le retour en force de l’extrême-droite au Québec« … Ce centre a été créé en 2015.


« (La création de ce centre, en 2015) n’est pas une réaction face à une recrudescence énorme (de l’extrême-droite). C’est vraiment un travail qui se fait pour empêcher cette recrudescence. »

Denis Coderre, 9 Mars 2015


Maxime Fiset parle de son passé de néo-nazi, et dit « J’ai vaincu mes démons »… en critiquant des gens pro-laïcité qui en ont assez de la liberté de croire en des démons, et des accommodements raisonnables instaurés à cause de la peur de dieux et démons.


La voilà, la raison pour laquelle « il y a 10 ans », des débats sur l’immigration auraient passé dans le beurre, et ce n’est plus le cas aujourd’hui: C’est parce qu’il y a 10 ans, le Québec était laïque et progressif (deux choses intrinsèquement indissociables, raison oblige). Maintenant, propagande libérale multi-cultiste oblige, une minorité de la minorité extrême-gauche (qui, curieusement, semble avoir droit à un micro n’importe quand), Fiset inclus, est pro-cultes et obscurantiste.


« D’après moi, dans La Meute, la plupart des manifestants trouvent répugnant le salut et le drapeau nazis. »

-Maxime Fiset


Moi inclus. Autant répugnant que le fascisme islamique que tu passes sous silence, en oubliant, toi et ton centre, que ça aussi, c’est de l’extrême-droite. Ça ne t’es jamais passé par la tête que ce que tu appelles, en les regardant de haut, des « militants d’extrême-droite », puissent seulement être des gens qui, exactement comme toi, ne veulent plus que des bombes explosent?


La bombe, c’est que Maxime Fiset a quitté son culte néo-nazi pour défendre un autre culte. Et on sait très bien lequel a fait le plus de morts et de dommages, et a fait exploser le plus de bombes récemment: Celui qu’il défend.


Le « documentaire » est ici: https://labombe.telequebec.tv/

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