Excellent texte (Anglais): « L’idée que tout le monde devrait travailler est tellement commune que l’on oublie de la questionner. »

(Traduction libre de quelques bouts.)


Après avoir constaté qu’ « avoir un travail » peut être séparé de, et n’est pas couplé avec, les désirs de survie, de laisser ses traces dans ce monde, et de faire une contribution raisonnable aux vies des autres, nous devons voir qu’avoir un travail est au minimum un sacrifice, sinon un deal Faustien. (…)


Selon l’article 23.1 de la déclaration universelle des droits de l’homme, « Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. ». Bien des académiciens doutent que cette proposition soit possible. Selon Bob Hepple et Jon Elster, ce ne l’est pas. (…)


Certains peuples indigènes n’ont pas quitté leur peuple, leur terre et leur culture pour « se trouver une job ». Il en est de même pour la vie collective dans des écovillages avec des économies internes. (…) Notre société met tellement le travail sur un piédestal qu’en étant sans emploi, nous nous sentons perdus. (…) L’idée d’avoir un job promet que chacun de nous aura un fiable moyen de survie (sûrement?), que chaque talent sera bien utilisé (vraiment?), et que tous pourront faire une contribution significative aux vies des autres (le ferons-nous?). Ça, je crois, c’est aller trop loin. (…) Peut-être que nos besoins de survie et nos désirs d’utiliser nos dons aux services des autres serait meilleurs dans un monde ou le travail ne serait pas à l’avant-plan.


Texte original anglais: https://work.qz.com/1246756/full-employment-is-not-the-only-way-a-society-can-succeed/

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