Aller à gauche, aller à droite, ou aller de l’avant.

Je parlerai ici uniquement de « dictature/politique vs anarchie/démocratie« . De l’axe gauche-droite, mais pas « haut-bas », de la fameuse « boussole électorale ».


Diviser la politique entre « gauche et droite » est un concept dépassé. Il n’exprime qu’une opinion envers la confiance qu’une personne a en la population, ou en les dirigeants de celle-ci (en oubliant aussi qu’un peut devenir l’autre et vice-versa, et alterner). Surtout, cette « division » imaginaire n’exprime qu’une opinion « classiste » qui n’a d’origine historique (outre l’esclavage et les dictatures) que l’éducation différente des deux « classes » et la supériorité de l’une versus l’infériorité de l’autre, vu l’éducation ou l’absence d’éducation (ou simplement l’éducation différente) d’un groupe de personnes. Je ne parle pas ici de mentalités différentes, mais bien d’éducation, d’accès a l’information.


Une éducation à la fois obligatoire, universelle et humaniste éliminerait les concepts (et les combats) gauche versus droite, car elle donnerait à tous l’information nécessaire pour faire des choix éclairés dans une démocratie digne de ce nom, c’est-à-dire une démocratie participative. La « dictature de la majorité » ne cause aucun problème dans une société ou tous ont reçu une éducation humaniste et tous ont une compréhension poussée de l’histoire (mondiale, non-biaisée et non aseptisée) et de la science. L’accès à l’information est, sinon peut être, depuis au moins une dizaine d’années, universel et instantané grâce à internet, ce qui offre à tous la capacité d’acquérir une égale capacité de raisonnement à propos de tout sujet duquel une société a besoin de décider.


La réalité d’aujourd’hui permet à tout le monde, essentiellement, d’avoir une voix, sans avoir besoin de devenir politicien (encore une fois: c’était ça, à l’origine, une démocratie). Et ceci est en soi la preuve que le clivage gauche-droite d’aujourd’hui en est un d’un autre temps que l’on fait perdurer artificiellement pour satisfaire les ambitions égoïstes de politiciens qui divisent pour mieux régner, en décidant pour nous à la fois absolument toutes leurs promesses électorales, celles qu’ils vont tenir, celles qu’ils ne tiendront pas, et surtout, toutes les choses dont ils ne parleront pas… ce qui n’est rien d’autre que tout ce dont ils ne nous donnent pas la possibilité de changer.


Tous ces problèmes n’existeraient pas dans une démocratie digne de ce nom… Une démocratie réellement respectueuse des peuples, digne de tout ce que nous pouvons réellement accomplir aujourd’hui.

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