Une société incapable de voir plus loin que le bout de son nez.

  • Des travailleurs qui donnent leur temps à des compagnies et entreprises sans se soucier de l’empreinte écologique de celles-ci.
  • Et un gouvernement qui se fout de l’empreinte écologique des entreprises et compagnies.
  • Des travailleurs qui donnent 50% de leur salaire à un gouvernement sans se soucier du fait que cet argent va être utilisé pour financer des milliers de choses douteuses.
  • Et un gouvernement qui se fout, sinon qui finance allègrement, de milliers de choses douteuses.
  • Des gens qui vont s’acheter une voiture neuve sans se soucier de l’atroce empreinte écologique de la construction de celle-ci.
  • Et des dirigeants de la planète qui se foutent de l’empreinte écologique des constructeurs automobiles.
  • Des gens qui vont dépenser de l’essence sans compter, sans se soucier de la pollution — ou du fait que (exactement) 50% du prix du litre va au gouvernement.
  • Et des dirigeants qui récoltent le chèque et s’en lavent les mains.
  • Des gens qui préparent soigneusement de la viande pour la rendre appétissante dans un bel emballage, pour que les gens qui en achètent ne puissent même jamais concevoir qu’à l’origine, c’était un animal, une vie, qui courait dans les prés, parcourait le ciel, ou nageait dans la mer.
  • Et un gouvernement qui finance les compagnies de lait.
  • Des gens qui vont changer d’ordiphone (smartphone, cellulaire) comme ils changent de chemise, et/ou qui vont se foutre de le briser, quand ils ne le font pas par exprès, parce qu’ils en auront un nouveau neuf gratuitement de toute façon, sans se soucier du fait que les ressources naturelles, de plus en plus rares, et souvent recueillies par des esclaves dans des pays sous-développés, sont nécessaires à la fabrication de ces ordiphones.
  • Des gens qui vont acheter des produits Apple, sans se soucier du fait que ces ordiphones à prix démesurés sont construits par des esclaves suicidaires privés de leur liberté et sous-payés en Chine.
  • Et des gouvernements qui ne respectent pas les travailleurs, qui exportent le Made in China et le Made in Bangladesh (etc.) partout dans les autres pays du monde, qui eux, ont des gouvernements qui ferment les yeux sur l’injustice, pour permettre aux pays développés de jouir allègrement de la vie, au détriment de ces pays sous-développés qui, bref, « ont nos esclaves ».
  • Des pays « développés » qui critiquent, refusent, sinon n’offrent carrément aucune aide financière pour quiconque qui devient inapte au travail, ou qui a simplement besoin de temps avant de se faire accepter comme employé, ou manque simplement d’argent, sans se soucier du respect de la vie humaine — littéralement, de l’eugénisme capitaliste.
  • Des gens qui défendent les religions au nom du respect des « cultures » et des « peuples », sans se soucier du fait que les textes qui définissent ces dites religions détruisent, et/ou tuent, toutes les cultures existantes pour les remplacer par leur culte.
  • Des anarchistes qui rendent heureux leurs gouvernements et leurs théocraties, oubliant complètement ce qu’ils sont et ce que les héros anarchistes ont toujours été: « Ni dieu, ni maître ».

Une société incapable de voir plus loin que le bout de son nez. Une société myope qui fait de cette myopie le standard avec lequel elle définit sa vision de la réalité. Une société hypocrite parce que myope. Une société obscurantiste qui défend cette myopie qui perdure comme la seule et unique vision respectable de la réalité. Non pas pour le bien de la planète comme de tout ce qui y vit, mais pour satisfaire suffisamment l’équilibre des égoïsmes respectifs sans trop endommager la planète et sans trop donner le goût de l’insurrection aux non-privilégiés qui y vivent.


Au-delà de tout, c’est cette erreur que je souhaites combattre.

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