Le Québec est un pays depuis 1995, assumez-le.

  1. Les fédéralistes ont triché au premier référendum avec le coup de la Brinks, pour faire croire aux souverainistes que si le Québec se séparait, l’argent sacrait son camp du Québec.
  2. Ensuite, les fédéralistes ont triché avec la nuit des longs couteaux.
  3. Ensuite, le référendum de 1995 a été volé (ils n’ont pas arrêté de le dire à RDI).

Regardez sur le site web du DGEQ, c’est à dire le site web d’Élections Québec, le site web officiel du Directeur Général des Élections du Québec. Faites le calcul: Le « non » l’emporte avec 50 000 votes. Sur ce même site web, dans un communiqué daté du 3 mars 1997 (qui a mystérieusement disparu aujourd’hui, un peu comme la souveraineté dans les cours d’histoire du Ministère de l’Éducation…), on indiquait que, au minimum, 100 000 faux votes pour le « non » ont été faits par des personnes qui n’avaient pas de numéro de carte de la RAMQ valide. Tout ça payé par le scandale des commandites. Et des enquêtes québécoises d’il y a quelques années ont révélé quoi? Rien. « On a pas le droit de savoir ce qu’ils ont fait avec l’argent du scandale des commandites, parce que les infos sont hors du Québec, figurez-vous« . Et tout ça n’inclue pas la propagande du love-in. Et tout ça n’inclue pas la propagande d’Option Canada.


En résumé, les résultats du premier et du deuxième référendums étaient aussi valides que le référendum de 2014 en Crimée. Mais la communauté internationale en a rien à foutre. Donc, pour régler le problème, vous voulez un troisième référendum? Vous voulez que le fédéral trouve une troisième façon de tricher? C’est une perte de temps: On a un pays depuis 1995.


Il s’est passé quelque chose il y a environ 15 ans, une réforme, parce qu’on a découvert que les femmes qui travaillaient au gouvernement fédéral étaient payées moins cher que les hommes pour exactement le même travail. Est-ce que les politiciens se sont dit « ah, on va regarder ça, on va faire des études, peut-être que c’est vrai que les femmes sont connes, au fond? » Non, ils ont fait ce qu’ils devaient faire, ils ont remboursé les femmes rétroactivement.


On a un pays depuis 1995, et c’est rétroactif. Assumez-le. Que le camp du « non » soit majoritaire aujourd’hui est aussi hors-sujet que la possible majorité de la misogynie: Votre xénophobie n’efface pas l’histoire des arnaques du fédéral.

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